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Une vie d'équipage

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L'Hermione et son équipage. Une relation forte, une aventure collective.

 

 

 

Depuis que nous avons quitté Pasaia, nous naviguons sur une mer et sous un ciel gris. La pluie se joint régulièrement à nous. Heureusement, le vent est au rendez-vous et nous permet de couper les moteurs et d’effectuer des manoeuvres de voiles.

 

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Comme à chaque relève d’équipage, parmi ceux qui n’avaient encore jamais navigué, on compte quelques gabiers malades. L’Hermione, complice de la météo, les met à rude épreuve en leur faisant découvrir les faiblesses de l’oreille interne. Les marins répètent souvent qu’il y a trois stades à éprouver quand on a le mal de mer : « Tu crois que tu vas mourir, tu vas vouloir mourir et tu te rendras compte que tu ne mourras pas. » Il y a un peu de vrai dans cette légende. Le mal de mer terrasse ceux qui en sont victimes. Les visages pâlissent, les yeux sont rendus tristes et vitreux. Et au delà de ça, on reconnaît une victime du mal de mer au seau ou au sac plastique qu’elle emmène partout avec elle, au cas où… C’est une épreuve difficile à surmonter quand on n’a pas l’habitude et qu’on n’est pas encore amariné.

 

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Pour lui résister, nous devons rester vigilants, nous méfier de nos corps et anticiper les signes avants coureurs et les Facteurs Favorisants le mal de mer. Ces facteurs sont appelés : les 6F. La faim, le froid, la frousse (plus on angoisse à l’idée d’être malade, plus on a de chance de le devenir), la fête, la fatigue et la foif (soif). Il faut donc s’occuper le plus possible pour oublier le roulis, le tangage et leurs effets sur notre organisme. Une fois que le mal de mer pointe le bout de son nez, il faut le combattre et c’est une lutte parfois longue et compliquée, toujours très pénible. Parce que, lutter contre le mal de mer, c’est possible, mais ça demande une énergie incroyable. Ça fatigue vite.

Concernant la navigation vers Saint Jean de Luz, dans l’Atlantique, le soleil semble définitivement nous bouder. La mer s’agite progressivement et un grain a arrosé le pont pendant la nuit. On en annonce d’ailleurs un autre pour la nuit prochaine.

Les vents changent souvent de direction et l’équipage doit s’adapter aux caprices de la météo. Nous avons déjà viré de bord à deux reprises pour rejoindre notre prochain mouillage prévu à Saint Jean de Luz.

 

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Le virement de bord lof pour lof mobilise plusieurs gabiers. Le tiers de renfort vient prêter main forte au tiers de service. Il y a des gabiers partout sur le pont, à l’avant, à l’arrière, en grand rue,… De nombreux cordages, largués en attendant leur tour de manœuvre, se chevauchent sur le pont. Le but est simple : serrer la voilure pour ensuite brasser les vergues qui les supportent dans l’autre sens et établir de nouveau les voiles, à bon vent. Le bateau qui penchait alors à tribord se prépare à dévier et ploie à bâbord sous la force du vent.

Marion F pour l’équipage Hermione

 

LOCALISATION DE L'HERMIONE 

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