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Hissage de hunier

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Nous avons terminé la journée d'hier en portant toute la voilure tandis que le vent fraîchissait, dans tous les sens du terme. C'est donc par des températures presque hivernales que les bâbordais et tribordais ont serré les perroquets tandis que nous filions au près sur une mer peu agitée.

Mais le vent était contre nous et, pour tenir notre route, il a fallu rallumer les moteurs en milieu de nuit et carguer le reste des voiles.

 

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C'est de cette façon que nous avons débuté notre journée de vendredi. Le mercure avait repris quelque degrés, le vent était devenu faible et nous avancions au moteur sur une mer presque plate en direction de Lunenbourg. En début d'après-midi, la décision a été prise de remettre de la toile, ce qui débute presque toujours par les huniers. Moteurs du bateau, ces voiles énormes (le grand hunier fait presque la taille de la misaine) sont installées sur des vergues flottantes. Cela signifie que les établir est une manœuvre longue et fatigante pour les gabiers qui doivent hisser vergue, toile, ralingues, cordages et autres poulies pour un poids total frisant probablement la tonne.

 

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On commence cependant par brasser les basses vergues à l'allure souhaitée, puis par affaler toutes les cargues tandis qu'un ou plusieurs gabiers se trouvent sur le plateau de hune pour retirer le chapeau (une sorte de filet qui maintien la toile au centre de la vergue) et faire tomber la toile du plateau. On reprend alors sur les écoutes pour border la voile et, enfin, on hisse - d'abord au vent puis sous le vent. On termine par brasser la vergue de hunier à la bonne allure. Puis, généralement, on recommence pour le grand hunier et le perroquet de fougue qui est notre hunier d'artimon.

 

 

Notez que si les basses vergues (misaine et grand voile) sont pour leur part fixes, les deux perroquets et la perruche fonctionnent sur le même système et doivent être hissées lorsqu'elles sont établies. Leur taille réduite rend toutefois la manœuvre plus simple et rapide.

 

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Outre ces manœuvres de voiles, les gabiers ont consacré l'après-midi à un grand ménage de L'Hermione et au déménagement entre postes pour les volontaires restant à bord, et à la préparation générale de la relève de demain (les tiers tournent à chaque relève).

Nous avons enfin pris la panne en milieu de journée à quelques miles des côtes de la Nouvelle-Ecosse afin de patienter jusqu'à demain matin et notre arrivée à quai à Lunenbourg. Nous resterons à peine plus de 24h sur le sol canadien puis nous mettrons cap sur Saint-Pierre et Miquelon, qui sera techniquement notre première escale française après ce long périple américain, mais avant la transatlantique retour.

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